Planifier un voyage à Bali et louer un scooter sur l’île n’a rien d’anodin. L’expérience attire chaque année des milliers de voyageurs en quête de liberté, mais gare à l’improvisation. Pour circuler à Bali en deux-roues, mieux vaut connaître certains codes, préparer ses documents et adopter les bons réflexes, histoire de profiter du séjour sans transformer l’aventure en galère. Voici 5 conseils concrets et éprouvés, pour que location de scooter ne rime pas avec mauvaise surprise : permis, assurance, prix, essence, sécurité et état des routes, tout y passe.
Cinq séjours entre 2011 et 2019 nous ont menés sur les routes de Bali, Lombok, Flores et Sulawesi, toujours au guidon d’un scooter. On retrouve là un sentiment de liberté rare, à condition de respecter des usages parfois déroutants pour un voyageur venu d’Europe. Prendre la route, c’est s’ouvrir à l’imprévu, mais inutile de tenter le diable : quelques règles suffisent pour garder la main.
Pour éviter toute déconvenue au moment de louer un scooter à Bali, gardez en tête ces points déterminants :
- Sécurité et comportements à adopter sur les routes balinaises
- Budget à prévoir pour la location
- Qualité et pièges de l’état des routes
- Où et comment faire le plein
- Les règles en matière de permis et d’assurance
Préparer un séjour sur l’île des Dieux mérite de partir bien renseigné. Depuis plus d’une décennie, Bali, Lombok, les Gilis, Komodo, Flores, Sulawesi sont devenus nos terrains de jeu favoris. Notre expérience, mise à jour au fil des ans, s’appuie sur les réalités du terrain. C’est ce savoir de terrain-là qu’on partage ici.
Qui sommes-nous ? Franck et Richard, derrière OneDayoneTravel depuis 2008. Itinéraires, conseils, alternatives et récits d’échappées, la route est notre fil conducteur. En savoir plus
Passons aux conseils concrets : voici cinq recommandations pratiques élaborées sur le terrain pour naviguer en scooter à Bali sans mauvaise surprise.
Impossible de passer à côté à Kuta : la foule des scooters prend littéralement possession des rues.
1. Sécurité des scooters sur les routes de Bali
À Bali comme à Lombok, rouler se fait à gauche. Ce détail change tout : les premiers kilomètres demandent de la vigilance, mais l’habitude s’installe vite. Sous le casque, qu’on garde sanglé, l’attention doit rester constante, surtout aux intersections et à la nuit tombée. Dès la tombée du jour, l’éclairage public devient rare, les pièges se multiplient sur la chaussée.
La police effectue parfois des contrôles sur le trajet. Deux situations se présentent. Voici la meilleure façon d’y faire face :
- Face à un agent seul, il arrive qu’un arrangement soit suggéré. Indiquer calmement que vous souhaitez régler le différend au tribunal de Denpasar suffit le plus souvent à clore la discussion. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : en 2016, à peine cinquante contraventions ont atterri au tribunal, la plupart n’allant jamais plus loin que quelques mots échangés, ou un bonbon en guise d’issue.
- Sous un barrage officiel, présentez simplement tous vos documents. Si tout est conforme, rien n’est réclamé.
Entre Ubud et le mont Batur, par exemple, des habitants proposent parfois de vous guider pour éviter les barrages. Là aussi, d’autres chemins existent, il suffit de demander autour de soi.
2. Le prix d’une location de scooter à Bali
La grande majorité des scooters mis en location sont des modèles 110 ou 125 cm³ : largement suffisant, même à deux personnes avec quelques sacs. Les reliefs de l’île ne posent pas de souci, à condition de rouler léger.
Obtenir un scooter se fait en un clin d’œil, le plus souvent via son hébergeur, qui livre la machine jusque devant la porte. Les loueurs pullulent dans chaque bourgade.
S’agissant des tarifs, ils sont très accessibles, surtout pour des locations longues. Quelques chiffres pour vous guider : durant l’été 2019, entre 50 000 et 60 000 roupies par jour (autour de 3,50 €). Pour un mois, 800 000 roupies (~50 €) après négociation. Le prix baisse rapidement dès trois jours.
Si vous logez dans le sud de Bali, dans les coins prisés des surfeurs, certains scooters sont même équipés d’un rack pour les planches. Un avantage réel pour qui vient taquiner les vagues.
3. État des routes à Bali
Arpenter l’île en scooter, c’est circuler sur des routes globalement en état correct, bien entretenues sur les axes principaux. Mais depuis 2011, la densité de la circulation a explosé, surtout dans le Sud. Naviguer dans ce flot dense exige de garder son calme et d’accepter un trafic parfois chaotique.
Les scooters, nombreux, n’hésitent pas à monter sur les trottoirs ou à utiliser le bas-côté, surtout autour de Kuta, Legian, Seminyak et Ubud. C’est une réalité : ici, le code de la route laisse place à l’adaptation.
Pour rallier Ubud depuis les plages du sud, comptez en théorie quarante-cinq minutes : en juillet 2017, il fallait parfois dépasser deux heures à cause des bouchons et du ballet incessant des camions sur les grands axes.
Hors des axes principaux, guettez les nids de poule. Vers Sidemen notamment, certaines portions sont endommagées et exigent la vigilance.
Un conseil qui peut vous éviter bien des ennuis : évitez à tout prix la grande route côtière reliant le sud de Bali à Java, surnommée « l’autoroute de la mort ». Elle ne ressemble ni de près ni de loin à nos standards européens : camions enchaînent trajets sans pause, parfois sous produits, et la collision menace le moindre scooter. Les statistiques d’accidents y sont effrayantes.
4. Où faire le plein de votre scooter à Bali ?
Côté essence, aucune angoisse à avoir. Les stations Pertamina jalonnent les périphéries urbaines. Mais dès qu’on quitte la ville, beaucoup de petits commerces proposent le précieux carburant dans d’anciennes bouteilles, parfois alignées sur une étagère en bord de route.
Mieux vaut opter pour les bouteilles contenant de l’essence bleue : la qualité y est fiable, contrairement aux jaunes parfois coupées et moins performantes. Question budget, le litre est vendu environ 8 600 roupies en station, 10 000 si acheté en bord de route, chiffres observés courant 2019.
5. Permis de conduire et assurance : ce qu’il faut savoir
Monter sur un scooter à Bali impose d’avoir un permis international valide, obtenu en préfecture avant le départ. À retenir : le permis auto français ne suffit pas pour conduire légalement, même une petite cylindrée, en Indonésie. Deux chemins :
- Jouer les hors-la-loi, en connaissance de cause. Si un accident survient, l’assurance classique ne couvre rien hors de France. Certains voyageurs optent pour une assurance santé spécialisée, type Chapka, pour éviter les galères médicales, mais dès que des tiers sont impliqués ou si la police s’en mêle, l’addition peut être salée, avec des complications administratives à la clé. Par précaution, nous avons posé la question à Chapka, sans jamais avoir eu à tester la situation en conditions réelles.
- Faire les choses dans les règles. Cela signifie soit avoir passé son permis moto en France et faire apposer la mention sur le permis international, soit demander sur place un permis temporaire SIM C pour touristes, délivrable à Denpasar. Comptez une journée pour rassembler passeport, visa, certificat médical, puis remplir un QCM et passer un court test. Concrètement, il arrive que tout se règle par une « contribution » et la carte plastifiée arrive dans la foulée. Prix officiel : 200 000 roupies, parfois plus si la rapidité prime. Au moins, tout est en ordre en cas de pépin ou de contrôle approfondi.
Lors de la location, on vous demandera le permis international. Pensez aussi à apporter permis national et passeport. Un réflexe utile : vérifiez le scooter avant de partir (freins, pneus, éclairages, klaxon). Mieux vaut aussi photographier le deux-roues sous tous les angles pour éviter tout litige lors du retour du véhicule.
Un détail à ne pas négliger : la date d’expiration de l’assurance figure sur la plaque d’immatriculation (ex : 09-2022 pour septembre 2022). Veillez à ce qu’elle soit à jour. En cas de contrôle, une assurance périmée, c’est l’amende assurée. Passer à côté de ce point peut faire grimper la note finale.
Si l’aventure réserve des surprises, la solidarité balinaise n’a rien de théorique. À la moindre panne, des habitants arrivent souvent spontanément pour donner un coup de main, même loin de tout. Ce genre de scène fait partie du voyage.
Avec tous ces aspects en tête, difficile de nier que le scooter reste l’option reine pour s’offrir liberté et spontanéité à Bali, même si l’évolution du trafic invite parfois à privilégier d’autres modes de transport pour les longues distances. Taxi, Grab, Gojek ou voiture avec chauffeur facilitent les trajets importants ; le scooter s’impose ensuite comme compagnon idéal dans un rayon plus local. Sécurité, flexibilité et authenticité, le tout sans perdre le goût de l’aventure. Prêt à attraper les clés, ajuster le casque et tracer votre propre itinéraire dans le dédale balinais ?
Pour davantage de retours d’expérience sur le voyage à Bali ou l’Indonésie, une mine d’articles existe sur le blog. Nos dernières pérégrinations sont également partagées sur les réseaux sociaux, ou en vidéo. Besoin d’un conseil ou d’un éclaircissement sur la location d’un scooter à Bali ? Les commentaires sous l’article ou le forum vous attendent. On n’a jamais fini d’explorer, il ne tient qu’à vous d’esquisser la prochaine route.










