Pour ou contre cette formation ? Ce n’est pas la question. Enfin, je suis pour bien sûr, mais je ne suis pas très concerné (déjà titulaire du permis A). Non la question qu’il se pose, est de savoir si vous devez passer cette formation.
Si ce sujet revient régulièrement lors de discussions entre amis, ce n’est pas un hasard. Certains affirment qu’avec un permis B détenu depuis plus de cinq ans ils sont dispensés, d’autres se fient à leur permis A1, et il y a ceux qui pensent qu’une formation sans examen ne saurait être vraiment imposée. Mieux vaut balayer les doutes une bonne fois pour toutes.
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Il y a la loi, et l’exception
Clarifions les règles sans détour : la formation est exigée pour les détenteurs du permis B souhaitant conduire une moto 125. Néanmoins, trois situations permettent d’y échapper :
- Posséder également le permis A, qui donne accès à toutes les cylindrées.
- Avoir le permis A1, ce qui règle la question.
- Détenir le permis B depuis au moins deux ans et avoir été assuré, au moins une fois, sur un deux-roues entre 50 et 125 cm³ dans les cinq années précédant le 1er janvier 2011.
Sur ce dernier point, un éclaircissement s’impose : pour simplifier, imaginez-vous face à une grille de critères. Une fois tous les éléments cochés, la nécessité de suivre la formation ne se pose plus.
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Deux précisions s’imposent. D’abord, lorsqu’on parle d’assurance, il doit s’agir d’une machine dépassant 50 cm³ mais ne franchissant pas la barre des 125 cm³. Les scooters de petite cylindrée ne rentrent donc pas dans le calcul. Ensuite, la durée d’assurance n’est pas encadrée par le texte : quelques semaines suffisent, du moment que le contrat a bien existé.
À quoi vous exposez-vous en cas de contrôle ?
Sur la route, pour prouver que vous êtes en droit de piloter une 125 ou un modèle à trois roues (type Piaggio MP3), il vous faudra présenter soit l’attestation de formation, soit un document de votre assureur confirmant que vous remplissez les critères d’exemption. Les policiers ne se contenteront pas de paroles, il leur faut du concret.
En l’absence de justificatif, préparez-vous à recevoir une contravention de quatrième classe, c’est-à-dire :
- 135 € d’amende (réduite à 90 € en paiement immédiat)
- Un retrait de trois points sur le permis
Le message est clair, la tolérance n’est pas de mise.
Combien coûte vraiment cette formation ?
Après avoir mené ma petite enquête, une chose ressort : il est rare de trouver un tarif sous la barre des 250 €. La plupart des auto-écoles proposent la formation entre 250 € et 300 €. Au-delà de 300 €, mieux vaut comparer les offres avant de s’inscrire.
Cela dit, il existe quelques astuces pour payer moins cher. Certaines plateformes de ventes groupées, comme Groupon, affichent parfois des sessions à 150 €, à condition de se montrer réactif et patient.
En fin de compte, ces sept heures passées à réviser les bases ne sont jamais une perte de temps. Un jour, ce réflexe peut faire toute la différence sur la route.
Question concernant le cachet de la case A1
Si l’on suit la réglementation à la lettre, seule une catégorie de permis obtenue avant le 1er mars 1980 équivaut formellement à A1. Pourtant, de nombreux permis délivrés jusqu’au 1er janvier 2011, et même certains postérieurs, affichent la mention A1 à tort, que ce soit sur le document ou dans les registres administratifs. Résultat : il est devenu quasiment impossible de retirer ce droit à ceux qui utilisent leur moto légère quotidiennement en toute bonne foi. Tant que la mention A1 figure sur le titre ou dans les bases de données officielles, l’administration continue généralement à la renouveler lors des rééditions.
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