Remplacer carte grise: Quel document fournir pour immatriculation véhicule ?

L’administration française exige que tout changement de titulaire sur une carte grise soit justifié par des pièces précises, sous peine d’invalidation de la procédure. La moindre omission, même d’un justificatif secondaire, peut entraîner le rejet immédiat de la demande.

Certains documents considérés comme obligatoires ne sont pourtant jamais demandés dans d’autres démarches officielles. D’autres, plus inattendus, s’imposent selon le type de transaction ou l’origine du véhicule. Le processus, strict, ne laisse aucune place à l’approximation.

Changer de titulaire sur la carte grise : comprendre les enjeux et les situations concernées

Changer de titulaire sur un certificat d’immatriculation n’a rien d’anodin. Dès qu’un véhicule passe d’une main à l’autre, vente, don, succession, reprise par une société, la mécanique administrative s’enclenche. À chaque contexte ses exigences : certains justificatifs ne varient jamais, d’autres dépendent du type de transfert ou de la qualité du nouveau propriétaire.

Pour un achat classique entre particuliers, préparez sans faute les documents suivants :

  • Pièce d’identité valide,
  • Permis de conduire adapté à la catégorie du véhicule,
  • Justificatif de domicile datant de moins de six mois,
  • Attestation d’assurance couvrant le véhicule,
  • Certificat de cession original, signé par le vendeur et l’acheteur, sans rature,
  • Ancienne carte grise barrée, datée et signée par le vendeur,
  • Contrôle technique de moins de six mois pour les véhicules de plus de quatre ans.

L’ancienne carte grise (barrée, datée, signée) doit être gardée cinq ans par la personne qui achète le véhicule. Le certificat de cession, formulaire Cerfa officiel, fait foi. Aucune rature, aucun blanc : chaque rubrique doit être parfaitement remplie. Pour un achat par une société, ajoutez l’extrait Kbis au dossier. Côté associations, les statuts et le récépissé d’inscription complètent la liste.

Si la transmission s’effectue dans le cadre d’une succession, il faudra fournir l’acte notarié qui désigne les héritiers, éventuellement une lettre de désistement et le certificat de cession signé par tous. Les véhicules donnés, importés ou gérés par des sociétés demandent eux aussi des pièces bien précises, toujours ajustées au profil du propriétaire.

Le moindre oubli bloque la délivrance du nouveau certificat d’immatriculation. Sans dossier complet, impossible de faire reconnaître le changement de titulaire et de rouler légalement.

Quels documents sont indispensables pour une demande de nouvelle immatriculation ?

Pour décrocher un certificat d’immatriculation, il n’y a pas de place pour l’improvisation. Chaque pièce justificative compte. Commencez par une pièce d’identité en cours de validité, puis joignez un permis de conduire adapté et à jour. L’attestation d’assurance, au nom du futur titulaire, s’ajoute à la liste.

Le justificatif de domicile (facture d’électricité, avis d’imposition, quittance de loyer, etc.) doit afficher moins de six mois. L’administration veille à la fraîcheur des documents. Si vous achetez d’occasion, prévoyez le certificat de cession (formulaire Cerfa, original, signé des deux parties et sans rature) ainsi que l’ancienne carte grise barrée, datée et signée par le vendeur, à conserver cinq ans.

Pour les véhicules de plus de quatre ans, le contrôle technique à jour reste obligatoire, procès-verbal à l’appui. Si un professionnel effectue la démarche à votre place, le mandat d’immatriculation complété et signé s’ajoute à la pile. D’autres cas exigent le certificat de conformité (pour un véhicule neuf ou importé), le quitus fiscal, ou pour les personnes morales l’extrait Kbis, les statuts et éventuellement le récépissé d’inscription d’association.

Pas de place à l’approximation : chaque signature, chaque date, chaque imprimé doit être irréprochable. L’administration ne laisse rien passer.

Cas particuliers : véhicules d’occasion, succession, importation et autres situations spécifiques

Les démarches varient selon la provenance du véhicule ou la situation du titulaire. Pour un véhicule d’occasion, le certificat de cession signé par le vendeur et l’acheteur, accompagné de l’ancienne carte grise barrée, datée et signée, constitue l’ossature du dossier. Ajoutez le contrôle technique de moins de six mois si le véhicule a plus de quatre ans. Ce détail fait toute la différence lors de l’examen du dossier.

Acquérir un véhicule importé impose d’autres règles : il vous faudra la carte grise étrangère originale, le certificat de conformité européen, la facture d’achat et le quitus fiscal fourni par l’administration. Là aussi, le contrôle technique français à jour devient incontournable si le véhicule a dépassé les quatre ans.

En cas d’héritage, la procédure se densifie : acte notarié désignant les héritiers, éventuelle lettre de renonciation, déclaration de non-circulation si nécessaire, et certificat de cession signé par tous les héritiers. Pour une donation, le certificat de cession s’impose, complété, si besoin, par la justification de la qualité d’héritier et l’ensemble des pièces habituelles (assurance, domicile, permis, contrôle technique).

Certains cas particuliers requièrent des pièces additionnelles :

  • Pour les personnes hébergées : attestation d’hébergement, justificatif de domicile et pièce d’identité de l’hébergeant,
  • Pour les personnes morales : extrait Kbis, pièce d’identité du dirigeant, statuts et justificatif de nomination pour les associations,
  • Pour les véhicules de collection : attestation FFVE ou du constructeur, attestation sur l’honneur pour l’inscription de la mention collection.

Chaque type de dossier exige minutie et exhaustivité. Rien n’est laissé au hasard.

Jeune femme avec dossier devant un centre d

À qui s’adresser et comment effectuer sa demande en toute simplicité ?

Depuis 2009, les démarches carte grise se gèrent exclusivement en ligne, via le SIV. Plus de guichet en préfecture : tout passe par l’ANTS, plateforme officielle pour déposer un dossier, suivre l’avancement, télécharger le certificat provisoire (CPI) et récupérer l’accusé d’enregistrement (AECT) en quelques minutes.

Certains préfèrent déléguer la tâche à un professionnel agréé : garage habilité, plateforme spécialisée telle que Cartegriseminute.fr ou LegalPlace. Ces acteurs traitent la demande de bout en bout, fournissent le CPI pour circuler sans attendre et assurent un accompagnement personnalisé. Pratique pour ceux qui veulent avancer vite ou éviter les tracas administratifs.

La démarche, concrètement ? Rassemblez tous vos justificatifs (Cerfa, domicile, permis, assurance, contrôle technique, etc.), téléchargez-les sur la plateforme ANTS ou remettez-les à votre intermédiaire. Après validation, un accusé d’enregistrement vous est remis. La carte grise définitive arrive ensuite par courrier sécurisé, directement à votre adresse.

Tout se joue sur la rigueur du dossier, la conformité des justificatifs et la rapidité d’exécution. La moindre faille, et la procédure s’arrête. L’immatriculation, c’est la clé pour rouler l’esprit tranquille, sans craindre de mauvaise surprise lors d’un contrôle.

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